« Hommage à Théo Van Rysselberghe »

Du 10 octobre 2026 au 6 mars 2027 –  Inauguration samedi 10 octobre à 11h

Il y a cent ans, le 13 décembre 1926, Théo Van Rysselberghe s’éteignait dans la villa qui porte aujourd’hui son nom au Lavandou, laissant derrière lui une œuvre considérable et une empreinte indélébile sur ce littoral varois qu’il avait fait sien. Né à Gand en 1862, Théo Van Rysselberghe appartient à cette génération d’artistes européens qui, à la fin du XIXᵉ siècle, eurent le courage de tout réinventer. Cofondateur du célèbre « Groupe des XX » en Belgique, cercle d’avant-garde qui ouvrit ses portes à Gauguin, Monet, Toulouse-Lautrec, Cézanne ou encore Rodin, il fut l’un des passeurs essentiels de ce bouillonnement artistique entre Bruxelles et Paris. La rencontre avec Georges Seurat et sa théorie de la division des tons fut pour lui une révélation absolue. Sous ses pinceaux, cette technique scientifique de la touche divisée se mue en poésie pure. Rejoignant son ami Henri-Edmond Cross au Lavandou, il fit de ce village de pêcheurs son ancrage définitif. Il y créa jusqu’à la fin de sa vie et y invita ses amis (Paul Signac, André Gide, Émile Verhaeren, etc.), constituant autour de lui un cercle d’esprits libres qui firent de ce coin du Var un foyer intellectuel et artistique d’une rare intensité. Aujourd’hui, cent ans après, le lieu qui fut son dernier atelier lui rend hommage à travers un événement conçu dans l’esprit d’ouverture et d’exigence qui animait cet homme singulier. Car Théo Van Rysselberghe ne fut pas seulement un peintre : il fut un architecte de rencontres, un homme de réseaux et d’amitiés fécondes, convaincu que l’art ne vit que dans le dialogue. Cette exposition rassemble une trentaine d’œuvres de collections privées, mais bénéficie également de prêts d’institutions muséales (Fondation des Treilles, Musée Georges-Borias).

Co-commissariat : Raphaël Dupouy et Natacha Payen